mercredi, mai 23, 2007

FIN DE SEMAINE DANS LE VERMONT, NEW HAMPSHIRE, MAINE / USA

"Désertification"

C'est de la Nouvelle-Angleterre, que je vous ramène quelques images prises en fin de semaine passée ... un p'tit crochet d'une journée dans le Vermont, le New Hampshire et le Maine. Je connaissais déjà un peu la région pour avoir vécu un an dans le sud du New Hampshire, à la frontière avec le Massachusetts.

Quelques hameaux aux allures de villages fantômes ponctuent d'immenses étendues de forêts, de lacs et de rivières. J'aurais vraiment eu le goût d'approfondir un angle photographique illustrant l'exode rural mais le temps manquait puisqu'il fallait être de retour à Québec le soir même. Le noir et blanc m'est toutefois apparu comme une évidence pour un tel sujet et chacun de ces clichés fut pensé en fonction de ce qu'il donnerait en l'absence de couleurs.

FIN DE SEMAINE DANS LE VERMONT, NEW HAMPSHIRE, MAINE / USA


Le vieux grenier

Même une courte escapade peut apporter son lot de surprises ... comme ce grenier dans une vieille maison abandonnée du village de East Charleston au New Hampshire.
Quelques clichés pris tels que les lieux s'offraient à moi ... j'y ai même déniché des photographies anciennes ... et un coffre en bois ! C'est curieux, mais on aurait toujours envie de découvrir un coffre quand on visite un grenier !
Moi qui adore la brocante, je me suis régalée à faire des photos dans ce fouilli de vieilleries !

FIN DE SEMAINE DANS LE VERMONT, NEW HAMPSHIRE, MAINE / USA

FIN DE SEMAINE DANS LE VERMONT, NEW HAMPSHIRE, MAINE / USA


"Rien ne presse" ... " No hurry" ...

Plus qu'un moyen de transport, les Américains utilisent leur automobile comme panneau d'affichage ! En effet, j'ai souvent remarqué qu'ils se servent de l'arrière de leur voiture (ou leurs chandails en coton ouaté !) pour livrer leurs pensées en silence et transmettre des messages ! Ainsi, on en apprend un peu plus sur le conducteur qui nous précède. Il n'est pas rare, même, de voir la vitre arrière du véhicule recouverte d'autocollants du genre "Si tu bois, t'es déjà mort", "Inutile de me suivre, j'habite chez mes parents", "Attention, c'est ma femme qui conduit", etc.
Certains automobilistes vont même jusqu'à s'offrir ce petit luxe de choisir les lettres de leur plaque d'immatriculation, comme ici, "no hurry" que l'on peut traduire par "rien ne presse". Il faut reconnaître que le Vermont n'a rien d'une région qui donne le goût de se prendre pour Jacques Villeneuve ! On devient immédiatement anesthésié par la beauté des paysages et la plénitude intérieure qu'ils inspirent.

"Bébé à bord" ...

Au Québec, la plus populaire des pancartes automobiles est celle indiquant qu'un bébé se trouve à bord ... Pour ma part, je n'ai toujours pas trouvé en quoi cela peut être utile de le savoir pour le conducteur qui suit la p'tite famille. Ce n'est pas le bébé qui conduit ... non ? Ha ! ... Il s'agit p'têt d'un futur petit Jacques Villeneuve me direz-vous !

Les bébés devraient s'insurger contre ce genre de pancarte ! Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas inscrire « belle-mère à bord » ou « adolescent chialeux à bord » ? Ces individus n’occasionnent-ils pas plus de risques potentiels pour les automobilistes que les bébés ? Je vous accorde le temps de la réflexion ...

FIN DE SEMAINE DANS LE VERMONT, NEW HAMPSHIRE, MAINE / USA

FIN DE SEMAINE DANS LE VERMONT, NEW HAMPSHIRE, MAINE / USA




En Nouvelle-Angleterre, il n'est pas rare de croiser la route des orignaux ...

LES FRANÇAIS EN AMOUR AVEC LAC-BEAUPORT (POUR L'ÉCHO DU LAC)

ARTICLE PUBLIÉ DANS L'ÉDITION DE JUIN 2007 DE L'ÉCHO DU LAC :
Il suffit d’utiliser régulièrement les services qu’offre la municipalité pour s’apercevoir que certains Lac-Beauportois prononcent leurs « oui » d’une manière un peu allongée et ponctuent leurs phrases de « là » bien vite intégrés. On les croise à l’épicerie, à la quincaillerie, au club nautique et même dans la cour de l’école. Ils ont presque l’air de Québécois « pure laine ». Pourtant, un jour, ils ont quitté leur Bretagne, leurs Alpes, leur Alsace ou encore leur Vendée natale pour adopter Lac-Beauport. Pourquoi ce grand saut et pourquoi ici?


3500. C’est le nombre de Français que le Québec envisage d’accueillir au cours de l’année 2007, indique l’édition d’avril-mai du magazine L’Express. Et parmi ces nouveaux arrivants, certains choisiront peut-être de s’établir à Lac-Beauport.

Ce choix, plusieurs d’entre eux l’ont déjà fait. Certains se sont installés il y a deux ans. D’autres s’y sont enracinés il y a plus de vingt ans. Aujourd’hui, on estime à une cinquantaine d’habitants le nombre de Français enregistrés au Consulat ayant décidé de faire leur nid à Lac-Beauport, a indiqué M. Bernard Chauzenoux, chef de chancellerie au Consulat de France à Québec.

Les Québécois m’avaient dit : « Fais le tour, tu vas voir … »

« Une petite ville dans une grande forêt ». Si c’est ainsi que l’on désirait séduire les Français, alors l’objectif est pleinement rempli.

« Ce qu’on aime ici, c’est de pouvoir jouir d’une vie au centre de la nature », a lancé Stéphane Lochot, 42 ans, ancien photographe de mode à Paris et aujourd’hui agent immobilier pour Sutton. « Avant, on vivait à 30 km de Paris. Stéphane partait à 6h00 et revenait à 21h00 », a expliqué sa femme, Anika Lochot. Installée depuis presque deux ans sur le Chemin du Tour du Lac, la famille Lochot file le parfait bonheur. « On voulait de l’espace, un jardin, des activités pour les enfants […] Ici, on est en accord avec nous-mêmes ».

Et pas besoin d’avoir vécu en région parisienne pour ressentir l’appel de la nature.

Niçois d’origine, Maximilien Maillet, 35 ans, propriétaire de la boulangerie pâtisserie Dio, a également craqué pour cet écrin de verdure sans regret pour la mer Méditerranée et son doux climat qu’il a laissé derrière lui en 2001. « Ici, c’est la campagne à dix minutes de la ville […] À Nice, ça me prenait 1h30 pour aller travailler », a-t-il souligné.

Arrivés de Bretagne en décembre 2004, M. Morlec et sa conjointe, Mme Mariola Balko ont entendu dire « Fais le tour, tu vas voir … ». Le tour, ils n’ont pas eu besoin de le faire deux fois. En septembre 2005, c’est dans une belle demeure sise sur la Montée du Golf qu’ils ont finalement posé leurs bagages. À 60 ans passés, ils se destinent à y couler une retraite heureuse. « En arrivant ici, j’ai gagné un point sur ma tension artérielle. À Lac-Beauport, on a vraiment une tranquillité d’esprit », a avancé Jean Morlec.

Nadine Dupradeau, 40 ans, originaire de Tours, tient une boutique sur l’Avenue Cartier. Elle dit avoir adoré Lac-Beauport au premier coup d’œil. « Pour nous, ça représentait vraiment le Québec, les lacs, les sapins … ». Elle et son conjoint, François Mourot, se sont donc embarqués dans l’aventure de l’immigration en 2002 avec leurs quatre enfants, leur chien et leur chat.

Changer de pays, toute une aventure …

« J’étais chef de centre de plongée sous-marine au Club Med. Ça faisait déjà cinq ans que je trimballais ma valise. Puis mon boss m’a envoyé pour une nouvelle saison aux Bahamas. J’ai fait escale au Québec. Deux jours après, je l’ai appelé pour lui dire que j’allais prendre un congé sabbatique de six mois. Finalement, ça fait depuis 1986 que je suis là ! », s’étonne encore M. Le Berre, 47 ans, qui exerce aujourd’hui comme professionnel de la restauration au Batifol.

Majoritairement satisfaits de leur expérience migratoire, certains Français repartent pourtant dans l’Hexagone au bout de quelques années. M. Georges Mosser, président de l’association Accueil Français de Québec, constate que depuis trois ou quatre ans, « les échecs sont de plus en plus nombreux ».

En effet, les premiers pas dans la belle province occasionnent parfois surprises et déceptions. Pour Yann Le Berre, les débuts n’ont pas toujours été faciles. Ce n’est plus dans des fonds marins paradisiaques qu’il a continué de plonger mais dans les arrières cuisines des restaurants.

De fait, mieux vaut être certain de sa décision avant de faire le grand écart. « Ça coûte très cher d’immigrer. Avec quatre enfants, les démarches ont dû nous coûter autour de 20 000 Francs
[1]. Et à l’arrivée, il a fallu repartir de zéro », a précisé Nadine Dupradeau.

Toutefois, pour les nouveaux arrivants qui rencontrent des difficultés, des associations peuvent leur tendre la main.

Le drapeau bleu blanc rouge flotte à l’entrée de Lac-Beauport


Ainsi, bien que malmené par nos hivers rigoureux, le drapeau français continue de flotter à l’entrée de Lac-Beauport. C’est celui de la Société Française de Québec, un organisme sans but lucratif au sein duquel Mme Ginette Maupu, vice présidente de l’organisme et Mme Pierrette Hayet, secrétaire, s’activent généreusement.

« Maman, maman, ici, c’est la fête. Il n’y a pas de devoirs », s’est exclamé Tom, le fils d’Anika et Stéphane Lochot, en revenant de l’école après ses premiers jours de classe au Québec. Il avait alors 9 ans et venait de découvrir un tout nouvel univers, celui de l’école Montagnac. Les parents ont alors poussé un grand soupir de soulagement. « Tom avait beaucoup de résistance à changer de pays, à quitter ses amis. Si l’enfant va mal, tout s’écroule. Nous étions rassurés », a confié Anika Lochot.

Autre point important, le coût de la vie, notamment celui des maisons. « L’équivalent d’une maison comme ça en France coûterait une grosse fortune », a fait valoir Nadine Dupradeau, qui réside présentement sur le Chemin du Tour du Lac. Même constat pour Maximilien Maillet. « 350 000 $, c’est le prix d’un 4 et demi à Nice. L’équivalent de la maison que j’ai acheté ici sur le Chemin des Mélèzes serait un 1 et demi à Nice », a-t-il noté.

Pour Jean Soulard, Chef cuisinier au Château Frontenac et résident de Lac-Beauport depuis 1979, il ne fait aucun doute que notre petite ville saura encore attirer d’autres cousins Français. « C’est un endroit merveilleux. On ne manque de rien. Et puis, ce qu’il y a de particulier au Lac, c’est cette ambiance de village, ce sentiment d’appartenance à la communauté », a-t-il affirmé. Et la famille Lochot de rajouter. « Je pense que l’on restera. Trouver mieux, ça serait difficile », estiment-ils, pleinement enthousiasmés par leur nouveau cadre de vie.

[1] Environ 4000$.
Le grand Chef cuisinier Jean Soulard, d’origine vendéenne, vit à Lac-Beauport depuis 1979. « Ce qu’il y a de particulier au Lac, c’est cette ambiance de village, ce sentiment d’appartenance à la communauté ». Dans les cuisines ou dans son jardin secret sur les toits du Château Frontenac à Québec, il élabore de nouvelles recettes avec toujours autant de passion pour son métier.
La famille Lochot a quitté la région parisienne il y a un an et demi. Aujourd'hui, elle file le parfait bonheur à Lac-Beauport. « Je pense que l’on restera. Trouver mieux, ça serait difficile », a confié Anika Lochot.
Maximilien Maillet est propriétaire de la boulangerie pâtisserie Dio qu’il a ouvert il y a 2 ans sur le Boulevard du Lac. Il a dû s'adapter aux besoins de sa nouvelle clientèle. « À Nice, quand je descendais de chez moi, il y avait quatre boulangeries alors qu’ici, c’est la seule pour 6000 habitants », a-t-il souligné.
Nadine Dupradeau, originaire de Tours, a ouvert la boutique qui porte son nom sur l’Avenue Cartier à Québec après son arrivée dans la belle province, accompagnée par son mari et leurs quatre enfants. Elle se dit très satisfaite de ses relations avec les Québécois. « Dans le commerce, c’est formidable. Je vends à des clients et ils reviennent trois jours plus tard pour me remercier. Ils sont très reconnaissants », a-t-elle affirmé.

D'origine bretonne, Yann Le Berre a élu domicile à Lac-Beauport en 1989 après avoir exercé pendant plusieurs années comme instructeur de plongée et chef de centre au Club Med. Il travaille aujourd'hui comme cuisinier au restaurant Le Batifol situé sur le Boulevard du Lac. Pour lui, les débuts dans la région de Québec n'ont pas toujours été faciles. En effet, ce n’est plus dans des fonds marins paradisiaques qu’il a continué de plonger mais bien dans les arrières cuisines des restaurants. « J’ai commencé comme plongeur dans un resto [...]», a-t-il expliqué.

LES FRANÇAIS EN AMOUR AVEC LAC-BEAUPORT (POUR L'ÉCHO DU LAC)


Festival annuel du homard à la Société Française de Québec


Un bistrot à la française sans Ricard ... mission impossible !

M. Jean Abraham, cuisinier bénévole, retrousse ses manches avant d’aller servir les homards qu’il vient de préparer avec ses collègues pour la réception organisée le dimanche 20 mai à La Société Française de Québec.

M. Michel Trout, cuisinier bénévole, peaufine la préparation des tartes qui seront servies pour le dessert lors du « spécial homard » organisé le dimanche 20 mai à La Société Française de Québec.


M. Jean Abraham, cuisinier bénévole, s’accorde un petit moment de détente dans les cuisines de La Société Française de Québec lors de la réception du dimanche 20 mai.


Située sur le boulevard du Lac, La Société Française de Québec organisait, le dimanche 20 mai, son Festival annuel du homard. J'en ai profité pour aller faire un petit tour dans les cuisines de l'association où s'affairaient, dans une ambiance plutôt bon enfant, les trois chefs bénévoles de l'organisme, bien décidés à satisfaire le palais des 70 convives attablés au rez-de-chaussée.
La Société Française de Québec existe depuis 1875. C'est un organisme sans but lucratif, entièrement administré par des volontaires, dont l'objectif est d'offrir du soutien aux nouveaux arrivants, de favoriser les contacts entre les Français appartenant au district consulaire de Québec et d'encourager les relations avec les Québécois.

vendredi, mai 11, 2007

LE RETOUR DU PRINTEMPS AU CAP TOURMENTE


D'une superficie de 2399 ha, la réserve faunique du Cap Tourmente constitue un point de rencontré privilégié de la grande oie des neiges, notamment pendant les périodes migratoires du printemps et de l'automne.
Dimanche dernier, le 6 mai, je fus gâtée par mon escapade dans ce coin absolument magnifique, avec les oies pendant la journée ... et les chevreuils à la tombée du jour ! Ainsi, à la fermeture de la réserve, je suis tombée par hasard sur trois photographes naturalistes qui connaissaient bien le secteur. Ils m'ont gentiment proposé de les accompagner et je dois dire que je n'ai pas été déçue ! En effet, après plusieurs heures d'attente tapis dans la broussaille, quatre chevreuils ont finalement surgi sous nos yeux juste avant le coucher du soleil.

LE RETOUR DU PRINTEMPS AU CAP TOURMENTE

Cette fin de semaine là, les touristes étaient pratiquement aussi nombreux que les oies ...

LE RETOUR DU PRINTEMPS AU CAP TOURMENTE


LE RETOUR DU PRINTEMPS AU CAP TOURMENTE



LE RETOUR DU PRINTEMPS AU CAP TOURMENTE



LE RETOUR DU PRINTEMPS AU CAP TOURMENTE

LE RETOUR DU PRINTEMPS AU CAP TOURMENTE



LE RETOUR DU PRINTEMPS AU CAP TOURMENTE

dimanche, mai 06, 2007

LES FRANÇAIS DE QUÉBEC VOTENT ... ET MOI AUSSI !



Les Français votent ...

Qu'ils soient expatriés, résidants permanents ou de double citoyenneté française-canadienne, c'est hier, samedi 5 mai 2007, que les Français vivant au Québec ont voté au deuxième tour des élections présidentielles, soit une journée avant leurs concitoyens de l'Hexagone.

À Québec, le bureau de vote installé dans les locaux de l'Espace France, avenue des Laurentides, a reçu encore plus d'électeurs qu'au premier tour il y a deux semaines.

Installée au Québec depuis six ans et heureuse d'être devenue canadienne (et québécoise ...) il y a un an 1/2, je tenais pourtant moi aussi à remplir mon devoir de citoyenne française. Hier soir, après une grosse journée de photos de 10 heures en ligne, j'ai pu foncer au bureau de vote quinze minutes avant sa fermeture. J'en ai profité pour prendre quelques clichés avant l'arrivée des scrutateurs et le début de la période de dépouillement.

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Et au Québec, ça se passe comment ?

Un mois plus tôt, j'avais participé aux élections provinciales québécoises ... et c'était bien différent de ce que j'avais appris dans mes cours d'instruction civique à l'école primaire en France. Au Québec, pas de papiers avec les noms des candidats inscrits, pas d'enveloppes, pas d'isoloir en dur. On coche au crayon sur une liste le candidat de son choix représenté par un député (celui de la circonscription dans laquelle on réside) ... que l'on connaît en général très peu, voire pas du tout; puis on se livre à une sorte de pliage de la fameuse liste, de façon à laisser paraître en premier le candidat sélectionné. Ça peut sembler enfantin pour un Canadien / Québécois qui a fait cela toute sa vie ... mais ça demande éventuellement réflexion pour un étranger qui vient d'obtenir sa citoyenneté canadienne ! En ce qui me concerne, je n'étais pas certaine d'avoir tout compris à propos du fameux pliage ... J'ai donc bidouillé une sorte d'accordéon en papier derrière le paravent en carton qui faisait office d'isoloir en me répétant intérieurement, "pourvu que ça soit comme ça". Finalement, je me présente devant l'urne (elle aussi en carton) avec mon pliage que je jugeais complètement aléatoire et ho ... surprise, celui-ci fut approuvé par les gens de la municipalité qui supervisaient le bon déroulement du vote. Je m'en suis étonnée moi-même tellement j'avais eu l'impression de faire n'importe quoi ! Phew, je venais de franchir la première étape de mon devoir de citoyenne canadienne ... sauf que ... mes nom et prénom demeuraient introuvables dans les listes d'électeurs. Pas de Laëtitia nulle part ... ouch ... à cause de moi, la file s'allongeait jusqu'à l'extérieur. Au bout de vingt bonnes minutes et après de multiples vérifications, on me retrouve enfin ... mais sous une orthographe un peu différente ! Je crains alors que l'on me retire ce moment tant attendu de pouvoir enfin voter comme une vraie québécoise. Re-vérifications ... grand sourire de ma part ... re-vérifications ... grand sourire de ma part ... et enfin, j'obtiens le privilège de glisser mon origami dans l'urne en carton !

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Deux nationalités tricotées serrées ...

Mes amis du Québec se sont montrés souvent très intéressés de savoir pourquoi je tenais tant à voter pour les élections françaises, moi qui n'hésite aucunement à considérer aujourd'hui le Québec comme mon vrai pays. Si j'ai choisi de voter, c'est parce que la France restera toujours la terre de mes origines, celle qui m'a vu naître. Toute ma famille y réside. Ce n'est pas parce que je suis aujourd'hui québécoise que je ne suis plus française, même si après six ans de vie au Québec, cela me fait encore sourire d'aller poster mon courrier à la pharmacie, de magasiner mes livres dans une librairie qui s'appelle "pantoute" ( = qui signifie "il y en a plus du tout"), de me retenir de rouler à plus de 110 km/heure (éventuellement 118 km/h) sur l'autoroute ou de me faire offrir des chaussons (tricotés à la main !) quand je vais chez des chums.

J'ai désormais un immense privilège, celui de posséder deux nationalités et deux cultures, l'une enrichissant l'autre et vice versa, autant sur le plan personnel que professionnel. Pourquoi devrais-je exclure l'une d'elles ?


TAEKWONDO OLYMPIQUE : INVITATION PROVINCIALE - QUÉBEC

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mercredi, mai 02, 2007

FOOTBALL : MATCH AMICAL DU ROUGE ET OR CONTRE LES ÉTOILES À QUÉBEC


Cette photo me fait sourire à cause de l'allure gymnique du joueur après son "kick", laquelle contraste totalement avec celle de l'arbitre qui semble avoir l'esprit complètement ailleurs.
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Une bonne nouvelle ... qui soit dit en passant, n'a absolument rien à voir avec la game de football: J'ai téléphoné chez Canon à Toronto tout à l'heure et désespérés par le travail que leur demandait la réparation de mon objectif 17- 40 mm, ils ont décidé de déclarer forfait et de m'en livrer un neuf et bien évidemment, sans aucun frais. Un p'tit cadeau de 1500 $ en quelque sorte ! Ben je dois dire que je m'en tire pas si mal finalement ... il faut juste que je sois patiente encore un peu car je l'aurai la semaine prochaine. Le livreur de chez Purolator commence à bien me connaître. Ça fait un mois qu'il me livre chaque semaine des nouveaux morceaux de mon matériel ! Vite vite ... j'ai hâte de retrouver mon kit au complet ! J'ai l'impression d'être amputée d'un membre ... Ça me démange trop de sortir dans la rue faire des photos et en plus, j'ai un tas d'idées dans la tête en ce moment. Un reportage pour l'été peut-être ...
Et puis ce matin, j'entendais le photographe François-Marie Banier à la radio de Radio Canada ... (allez-voir son site web, ça vaut vraiment son pesant de cacahuètes : http://www.fmbanier.com/), magnifiquement interviewé par Christiane Charette et en l'écoutant parler, j'avais le sentiment de voir les images qu'il décrivait. Ce mec est un poète du visuel. Ses photos (surtout celles de ces inconnus prises dans la rue sur le vif) sont étourdissantes d'humanité à l'état brut. Des images sans demi-mesure, respectueuses mais sans complaisance, qui montrent que personne n'est banal, que tous ces passants qui croisent chaque jour notre chemin, ont un "je ne sais quoi" de profondément inspirant ... pour qui sait voir. Merci Monsieur Banier !