mercredi, août 30, 2006

MALI AUX MILLE VISAGES


Portraits du Mali

Situé au coeur de l'Afrique de l'Ouest, le Mali est un pays aux multiples influences culturelles.
Frontalier de sept pays (Mauritanie, Algérie, Niger, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, Sénégal), il demeure depuis des centaines d'années un véritable carrefour ethnique où continuent de se croiser et de se brasser, peuples nomades et sédentaires.
Les nomades représentent 15% de la population et regroupent les Touaregs, les Maures et les Peuls.
Les sédentaires appartiennent quant à eux, à trois grands groupes: mandingue, soudanien et voltaïque.
Parmi le groupe mandingue, on distingue les Bambara, les Malinké et les Sarakolé.
Le groupe soudanien comprend les Songhaï.
Enfin, le groupe voltaïque réunit les Sénoufo, les Dogon et les Bobo. Quelques groupes minoritaires comme les Toucouleur s'y rattachent éventuellement.
Chaque peuple possède une identité, une culture, des traditions, des croyances et une ou plusieurs langues qui leur sont propres.
Ci-dessous, je présente quelques portraits de personnes rencontrées pendant mon séjour au Mali. Vous serez frappés par la diversité des vêtements traditionnels, souvent très colorés.

MALI AUX MILLE VISAGES





Portraits du Mali

MALI AUX MILLE VISAGES




Portraits du Mali

jeudi, août 24, 2006

MALI AUX MILLE VISAGES






Portraits du Mali

MALI AUX MILLE VISAGES





Portraits du Mali

MALI AUX MILLE VISAGES




Portraits du Mali

UN PEU DE POÉSIE MALIENNE





Rencontre avec Amadou Koné, un jeune poète de Ségou

À Ségou, je fais la connaissance d'Amadou Koné, un jeune poète à la plume sentimentale.

Sa passion pour la poésie et sa grande volonté d'écrire m'émeuvent. Je lui promets d'écrire un article sur son travail et de tenter de le faire publier, afin de faire connaître ses écrits. Quelques jours plus tard, Amadou Koné a la grande surprise de voir quelques colonnes lui étant consacrées dans le quotidien national Le Soir de Bamako, publié le 20 juin 2006.

........................................................................................................................................................................

ARTICLE
Amadou Koné, poète de charme

Ségou (Mali) – Amadou Koné, jeune poète originaire de Ségou, ne charme pas uniquement les touristes de passage dans sa ville natale. Des quatrains bien affûtés, une diction irréprochable, limpide et envoûtante, une tranquillité d’esprit et un charisme naturel, ne peuvent que séduire les passants qui prennent le temps de s’arrêter un instant pour l’écouter distiller sa magie.

« Emballée de rose comme un bonbon, elle déambule silencieuse comme une ombre presque illusion ». Amadou Koné vient de souffler le premier vers de son dernier poème intitulé « Muse en rose ». Ce jeune Ségovien de 27 ans se dit « poète en herbe ». Pourtant, il possède une plume déjà fort bien aiguisée.

Amadou Koné écrit des poèmes depuis 2001. Cette passion grandissante lui vient de son arrière grand-père, un joueur de kora qui fut également conteur. « J’aimais l’écouter. Mon arrière grand-père m’a donné le goût de la poésie », a-t-il avancé. Amadou Koné n’est toutefois pas griot. Il se considère définitivement comme un poète à part entière.

Les poèmes d’amour sont sa principale inspiration. Sentimental Amadou Koné? Certainement. « C’est une fille qui m’a poussée à écrire parce qu’elle ne m’aimait pas », a-t-il confié. Mais la fille n’est jamais réapparue. Or Amadou Koné, lui, a continué d’écrire et il imprime également ses propres recueils, aujourd’hui, au nombre de quatre : « Poésies sur l’amour », « Le langage poétique du crapaud », « Épanchement » et le plus récent, « Le feu de l’amour » terminé en juin 2006. Il anime également une émission à la radio Sido de Ségou chaque jeudi à 17h30. Les Ségoviens commencent à mettre un nom sur ses poèmes, espérons qu’il saura toucher le cœur d’autres âmes sensibles.

Laëtitia Boudaud - Juillet 2006.

-30-

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI





Les transports

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI




Les transports

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI






Le grand marché de Djenné

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI




Scènes de rue à Djenné


FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI




En chemin vers Djenné

Le grand marché du lundi à Djenné, attire chaque lundi, les commerçants qui traversent le fleuve pour rallier la ville, située sur une île. Certains, encore nomades arrivent de très loin. Depuis douze siècles, Djenné demeure une cité emblématique.

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI






Scènes de rue à Bamako

Bamako est une ville grouillante de vie. Quand on débarque dans cette grande capitale de plus d'un million d'habitants, bruyante et polluée, on se demande si l'on va réussir à l'aimer. Mais heureusement, elle a su garder de son authenticité et peu à peu, on apprend à la découvrir et on finit même par s'y attacher.

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI


Le studio de photographie
À Bamako et dans les villes secondaires, les studios de photographie sont nombreux. Les Maliens adorent se faire tirer le portrait en studio avec une mise en scène souvent très soignée.

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI



La radio

La radio a une importance primordiale pour les Maliens. Chaque famille possède au moins un poste de radio que l'on promène partout où l'on va, sur l'épaule ou dans la poche. Non seulement la radio permet de se tenir informé des nouvelles locales, régionales et internationales (notamment via le réseau Radio France Internationale qu'affectionnent particulièrement les Maliens), mais elle est aussi un fantastique moyen de communication entre les membres d'une même communauté. En effet, les radios de villages diffusent régulièrement des nouvelles dans le dialecte local comme des capsules santé par exemple.
Ici, sur ces photos, la Radio Jamakan de Markala, un petit village situé à une trentaine de kilomètres de la ville de Ségou.

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI



Le dimanche à Bamako, c'est le jour de mariage ...
"Le dimanche à Bamako, c'est le jour de mariage ..." Vous connaissez probablement tous cette chanson d'Amadou et Mariam, artistes Maliens, aujourd'hui populaires à travers le monde.
C'est au Festival d'Été de Québec en juillet 2006 que j'ai pu réaliser cette photo d'Amadou et Mariam. Les deux autres clichés ont été pris, vous l'aurez deviné ... un dimanche (de mai), à Bamako!

mardi, août 22, 2006

LA NUTRITION À L'ÉCOLE - MALI



Des petits-déjeuners à l'école

L'idée de proposer des petits-déjeuners dans les écoles du Mali n'en est pour l'instant qu'à ses premiers balbutiements. Ses instigateurs aimeraient s'inspirer du concept canadien, le « Club des petits-déjeuners du Québec », créé par M. Daniel Germain en 1994.
Afin de faire connaître ce projet, j'ai écrit un article qui a été publié dans le quotidien national Le Soir de Bamako le 19 juin 2006.

LA NUTRITION À L'ÉCOLE - MALI


Des petits-déjeuners à l'école

Rien de mieux, pour bien commencer la journée, qu’un bon petit-déjeuner. Pourtant, les enfants qui fréquentent l’école Mamby Sidibe dans le quartier de Djicoronipara à Bamako, n’ont pour la plupart pas cette chance et c’est le ventre vide qu’ils entament la classe. « Dans cette école, nous accueillons environ 400 enfants de Ier cycle. La grande majorité sont très démunis », a affirmé M. Sidiki Doumbia, le surveillant de l’école. Ainsi, dès la rentrée prochaine, cet établissement scolaire, situé dans l'un des quartiers les plus défavorisés de la capitale, envisage de mettre en place un projet pilote visant à offrir des petits-déjeuners équilibrés aux élèves de Ier cycle.

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI

Salon de coiffure et de beauté pour femmes

Cela prend trente à quarante minutes pour réaliser de petites nattes et vingt minutes pour des tresses américaines (plus larges), autrement appelées "flatus".

lundi, août 21, 2006

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI





Salon de coiffure et de beauté pour femmes

Les femmes maliennes accordent une grande importance à leur apparence. Elles passent chaque mois de longues heures au salon de beauté ou au salon de coiffure. Même celles qui n'ont pas beaucoup d'argent essaient de s'offrir de temps en temps ce petit luxe. Une coiffure simple coûte autour de 3000 Francs CFA (environ 6,5 dollars canadiens) tandis qu'une coiffure élaborée peut s'élever jusqu'à 12 500 Francs CFA (environ 27,50 dollars canadiens).
Le salon 1 2 3 jouit d'une bonne réputation à Bamako. On y coiffe notamment les mannequins qui s'inscrivent à des concours de beauté. "Il m’arrive souvent de présenter mes coiffures à des concours, comme celui de Miss Malaïka par exemple", a fièrement souligné Mme Fanta Diaby, gérante du salon au moment de mon séjour au Mali en mai-juin 2006.
Ces photos ne furent pas faciles à réaliser. J'ai dû me présenter plusieurs fois au salon avant que l'on me laisse faire quelques clichés. Au début, les clientes étaient un peu gênées par l'appareil et l'une des employées était assez réticente. C'est en expliquant mon travail et ma démarche que je suis parvenue, au fil du temps, à me faire accepter. Je remercie le salon 1 2 3 et sa gérante Mme Fanta Diaby pour leur précieuse collaboration.

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI





Coiffeur pour hommes

Un salon de coiffure pour hommes dans les ruelles poussiéreuses de Djenné. À l'intérieur, la chaleur est épouvantable: au moins 45 degrés celcius.

dimanche, août 20, 2006

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI


Le garage

Au garage dans le quartier de Faladie à Bamako.

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI


Le garage

Au garage dans le quartier de Faladie à Bamako.
Dans les villes maliennes, la mobylette et le scooter sont rois. Importés d'Asie, leur nombre est en constante augmentation tandis que la qualité de l'air empire. À Bamako, la pollution rend parfois l'atmosphère tellement irrespirable que beaucoup de personnes ont pris l'habitude de se couvrir le nez et la bouche avec un mouchoir.

FRAGMENTS DE VIE QUOTIDIENNE AU MALI



Le garage

Au garage dans le quartier de Faladie à Bamako.

FAIRE DE LA PHOTO POUR LA PRESSE ÉCRITE AU MALI


En action non loin de Djenné.

J'ai été particulièrement attentive à l’importance accordée à la photographie dans les quotidiens maliens. Je savais déjà que le Mali figurait parmi les pays d’Afrique les plus dynamiques dans cet art. Ainsi, la capitale Bamako, accueille chaque année au mois de novembre, des photographes du monde entier pour la biennale de la photographie. Par ailleurs, plusieurs grands photographes connus sur la scène internationale sont d’origine malienne, comme Seydou Keita, Malik Sidibé, Youssouf Sogodogo, Alioune Bâ ou encore Aboubakrine Diarra. Cependant, la photographie de presse tarde encore à se tailler une place dans les quotidiens. Bien souvent, c’est le journaliste qui fait lui-même les photos et celles-ci illustrent l’article plutôt qu’elles ne l’enrichissent ou le supportent. Par conséquent, lorsque je me présentais dans une salle de rédaction avec mes photographies accompagnant mes articles, le directeur de publication était parfois étonné de l’importance que je conférais à celles-ci, lesquelles représentaient le plus souvent des personnes en action. En effet, les Maliens affectionnent surtout les photos de style protocolaire ou les portraits classiques, alors que les quotidiens occidentaux raffolent du mouvement. J’ai donc dû m’adapter aux goûts en vigueur dans mon pays d’accueil, sans toutefois compromettre ma démarche photographique. Pour moi, ce fut un beau défi à relever et sur ce point, une expérience extrêmement enrichissante.

UN PEU MALIENNE POUR QUELQUES SEMAINES


Oui, je confirme, le port de bassines pleines sur la tête exige d'avoir de bonnes cervicales ... et de la pratique !

REPORTAGES EN SANTÉ NUTRITION AU MALI


Naître à Bamako

Sensible à cette cause, j'ai écrit un article qui a été publié dans le journal L'Indépendant (quotidien national malien) le mardi 20 juin 2006.
Pour informations complémentaires, on peut également consulter le site web "Malikounda, le Mali en continu", à l'adresse suivante : http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php?idNouvelle=7782

REPORTAGES EN SANTÉ NUTRITION AU MALI

Naître à Bamako

Secondé par la major Mariam Mariko Diarra, le chirurgien Kalilou Ouattara, surnommé le « Pape de la fistule », opère sans relâche depuis 1982, les femmes atteintes de cette maladie.
Installé dans les anciens baraquements militaires des colonies françaises, l’hôpital du Point G à Bamako, largement défraîchi, demeure pourtant l’un des mieux équipés du pays.

samedi, août 19, 2006

REPORTAGES EN SANTÉ NUTRITION AU MALI


Naître à Bamako

Certaines femmes n’ont pas eu la chance d’accoucher dans un CSCOM et donnent la vie dans leur village, aidées d’une matrone. Malheureusement, les complications obstétricales ne sont pas rares. Au Mali, pratiquement une femme sur deux serait atteinte de fistule en raison d’un accouchement difficile non médicalisé. Rejetées par leur famille à cause de cette maladie honteuse, certaines d’entre elles trouvent aide et réconfort dans ce centre situé dans l’enceinte de l’hôpital du point G à Bamako. Pour inciter les femmes à se rendre dans les CSCOM pour accoucher, la césarienne est désormais offerte gratuitement depuis le 23 juin 2005.

REPORTAGES EN SANTÉ NUTRITION AU MALI

Naître à Bamako

Deux sages-femmes du CSCOM 3 de Sabalébougou à Bamako assistent une mère qui donne naissance à son cinquième enfant après plus de 48h00 de travail.

REPORTAGES EN SANTÉ NUTRITION AU MALI


Naître à Bamako

Mme Kaéiatou Coulibaly du CSCOM 2 de Sabalébougou à Bamako, me fait visiter la salle d'accouchement. Chaque jour, plusieurs femmes donnent la vie sur cette table vétuste. Ce CSCOM est pourtant l'un des mieux équipés du Mali.

REPORTAGES EN SANTÉ NUTRITION AU MALI


Le Dr Bakary, la sage-femme Cissé Djeneba Ly et le président Cheick Amadou du CSCOM de Banankabougou Faladie à Bamako, se félicitent de pouvoir désormais offrir à leurs jeunes patients de la farine enrichie en provenance d'Allemagne.

REPORTAGES EN SANTÉ NUTRITION AU MALI

Le Dr Daouda Thiero du CSCOM 1 de Sabalébougou à Bamako, assure le suivi de cet enfant aujourd’hui sain, qui, peu après sa naissance, présentait déjà des signes de sous-nutrition.

REPORTAGES EN SANTÉ NUTRITION AU MALI


Ces médecins maliens reçoivent une formation en nutrition qui leur permettra d’améliorer leurs connaissances des produits locaux afin d’en faire bénéficier leurs patients, notamment les enfants de 0 à 5 ans, premières victimes de la sous-nutrition et de la malnutrition.
Pour informations complémentaires à ce sujet, on peut également lire l'un de mes articles, à l'adresse suivante: http://publication.ceci.ca/fr/bulletin/omni/articles/4858.aspx

REPORTAGES EN SANTÉ NUTRITION AU MALI


Les séances de vaccination sont souvent précédées de causeries sur la nutrition. Les femmes apprennent à y préparer des bouillies équilibrées pour bébé à partir d'ingrédients peu onéreux disponibles dans les marchés locaux.
........................................................................................................................................................................

ARTICLE

La nutrition au premier plan dans les Centres de Santé Communautaire du Mali.

Bamako (Mali) - Les CSCOM (Centres de Santé Communautaire) du Mali ne ménagent pas leurs efforts et multiplient les actions concrètes pour lutter contre la sous-nutrition et la malnutrition, notamment chez la mère et l’enfant. Ces initiatives sont encouragées par des ONG (Organisations non gouvernementales) ainsi que par des associations locales et internationales qui proposent des sessions de formations en nutrition à des médecins généralistes travaillant dans les CSCOM.

« Il y a beaucoup de personnes qui ont des problèmes par rapport à la nutrition, souvent dus à une sous-alimentation. Parfois, il y a des cas graves et on est pas tout à fait outillés pour répondre à ces patients », a révélé le Dr Daouda Thiero, médecin généraliste depuis trois ans et responsable du CSCOM 1 dans le quartier de Sabalébougou à Bamako.

C’est ce genre de commentaire qui a conduit la DNS (Direction Nationale de la Santé) du Mali à mettre en place une division spécialement consacrée à la nutrition. « Avant, il n’y avait pas de division nutrition. Ce n’est qu’en 2001 que ça a commencé. Il y avait une conscience nutritionnelle donc le besoin s’est posé. Depuis la création de cette division, on a pu constater des améliorations car on a eu à former pas mal de centres de santé », a affirmé Mme Baryatou Konaté, technicienne supérieure de santé et chargée d’éducation nutritionnelle à la division nutrition de la Direction Nationale de la Santé.

De fait, les causeries organisées dans les différents CSCOM de la capitale malienne remportent un vif succès. « Les gens répondent en grand nombre aux activités que l’on organise. Les femmes viennent prendre l’information qu’on leur donne en nutrition », s’est réjouit M. Lamcina Keita, organisateur des activités au sein du CSCOM 1 du quartier de Sabalébougou à Bamako.

Le programme Uniterra, mis en oeuvre par le CECI (Centre d'Étude et de Coopération Internationale) et l'EUMC (Entraide Universitaire Mondiale du Canada) a par ailleurs apporté sa pierre à l’édifice en proposant aux médecins généralistes qui exercent au sein des CSCOM, avec l’appui de la FENASCOM (Fédération Nationale des Associations de Santé Communautaire du Mali), des journées de formation sur le thème spécifique de la nutrition. Trois volets furent approfondis, notamment sur la valeur nutritionnelle des produits locaux, l’alimentation de la femme enceinte et allaitante incluant les pratiques d’allaitement et enfin, l’alimentation des enfants de 0 à 5 ans incluant l’alimentation des enfants malades et convalescents. Le Dr Malick Kong s’est dit très enthousiaste à l’issue de cette formation. « On avait brièvement étudié la nutrition comme un module général à l’université. Mais j’ai appris beaucoup plus au cours de cette formation. Je sais maintenant quelle alimentation choisir pour une femme enceinte ou allaitante et j’ai également appris à faire un choix judicieux des aliments en fonction des nutriments qu’ils contiennent », a souligné le jeune médecin en service au CSCOM du quartier de Sikoroni à Bamako.

Il reste maintenant à espérer que tous les médecins ayant reçu cette formation en nutrition se donnent les moyens, comme le Dr Malick Kong, d’organiser des séances de restitution de l’information. « J’ai fait une première phase de restitution à l’AMFFED (Association Malienne pour la Formation des Femmes et l’Écologie) auprès de femmes leaders dans des groupes qui s’occupent de la santé de la femme et de l’enfant et d’autres séances sont déjà prévues », a-t-il annoncé.

Cependant, malgré les multiples actions entreprises, certaines barrières culturelles ralentissent le processus. « Le problème, c’est qu’il y a des personnes influentes au niveau des communautés, comme le père ou la belle-mère : allaitement exclusif, ne pas donner d’aliments avant l’âge de deux ans, ne pas donner d’œufs. Ce sont des problèmes qui parfois bloquent les femmes quand elles rentrent à la maison. Il faut par conséquent une prise en charge de ces femmes et les initier, les impliquer sur les questions de développement », a avancé Mme Baryatou Konaté.

Les causeries organisées au CSCOM 1 du quartier de Sabalébougou permettent pourtant aux femmes de réaliser des bouillies pour bébé équilibrées à partir d’aliments de base comme du lait, des œufs, de la viande hachée, de la pomme de terre, du sucre et de la farine enrichie. Or cela prend parfois du temps avant que celles-ci se décident à appliquer ces nouvelles recettes. « On encourage les femmes à reproduire ces recettes qui sont très simples. Mais ça ne fonctionne pas toujours. C’est un peu culturel, parce que traditionnellement, ce n’est pas ce genre de repas qu’elles préparent. Elles pensent que le plat quotidien qu’elles font déjà est bien », a précisé le Dr Daouda Thiero. Au CSCOM de Banankabougou Faladie, le Dr Bakary Monzon Diarra a observé des réactions similaires chez les participants. « Il y a des conceptions mystiques. Ainsi, certaines personnes disent qu’il ne faut pas donner de lait à un enfant, sinon, il deviendra voleur. Et dans beaucoup de familles, il y a les personnes âgées et les belles-mères qui imposent leurs volontés », a-t-il remarqué. En revanche, Mme Cissé Djeneba Ly, la sage-femme maîtresse de ce CSCOM, a néanmoins constaté de nettes améliorations depuis que ces causeries existent. « Les mères refont chez elles les recettes apprises lors des causeries, parce qu'on leur montre comment les préparer », a-t-elle indiqué.

Les actions de sensibilisation demeurent donc essentielles et doivent être poursuivies pour que des changements réels de comportements puissent apparaître. « L’éducation est une base très importante. Quelqu’un d’instruit a plus facilement accès à l’information sur la nutrition », a finalement conclu le Dr Malick Kong.

Laëtitia Boudaud - Juillet 2006.

-30-

mercredi, août 09, 2006

REPORTAGES EN SANTÉ NUTRITION AU MALI

Au CSCOM 1 de Sabalébougou à Bamako, deux séances de vaccinations sont organisées chaque semaine, juste après les causeries sur la nutrition.
"On ne parle pas de nutrition sans vaccination, contre la coqueluche, la rougeole, etc. parce que les maladies peuvent engendrer la malnutrition", a souligné Mme Cissé Djeneba Ly, sage-femme maîtresse du CSCOM de Banankabougou Faladie à Bamako.

dimanche, août 06, 2006

REPORTAGES EN SANTÉ NUTRITION AU MALI

Carnet de vaccinations


Une infirmière du CSCOM 1 de Sabalébougou à Bamako, s'assure que chaque enfant possède un carnet de vaccinations à jour.

Les CSCOM (Centres de Santé Communautaire du Mali) offrent des services socio-sanitaires de base: soins courants, dépistage et traitement d'endémies locales, activités de prévention de certaines maladies, vaccination, accouchements, etc. Très récents dans ce pays, il existe aujourd'hui plus de 650 CSCOM répartis sur l'ensemble du territoire national. Leur particularité réside dans le fait qu'ils soient gérés de manière autonome, par la collectivité elle-même. Cependant, leurs moyens demeurent souvent très élémentaires. "Nous sommes toujours à la recherche de partenaires. On a besoin de soutien financier, matériel, nutritionnel", a confié le Dr. Daouda Thiero, médecin généraliste et responsable du CSCOM 1 de Sabalébougou.
Pour informations complémentaires sur le système de santé malien, on peut également lire l'article que j'ai écrit à ce sujet à l'adresse web suivante:

samedi, août 05, 2006

REPORTAGES EN SANTÉ NUTRITION AU MALI

À mes côtés, une partie de l'équipe du programme Uniterra Mali sans qui mon travail de journaliste dans ce pays n'aurait pas eu autant de valeur.

En mai et juin 2006, je suis partie six semaines au Mali (Afrique de l’Ouest) afin d’y réaliser des reportages dans le domaine de la santé et de la nutrition pour la presse écrite. Ce projet, rendu possible grâce au programme Uniterra Canada-Mali, a notamment débouché sur la publication d’articles et de photos dans des quotidiens nationaux maliens, visant à informer la population de l’existence de nouvelles possibilités de soins, désormais offerts gratuitement.

mercredi, août 02, 2006

POW-WOW À WENDAKE


La "danse des femmes", toutes origines culturelles confondues.

De nos jours, le Pow-wow, c'est aussi une fête qui célèbre l'amitié et les différences culturelles.

mardi, août 01, 2006

POW-WOW À WENDAKE


Le danseur Flint Eagle de Kahnawake en pleine démonstration.

Au XIXe siècle, le Pow-wow consistait traditionnellement, en un rassemblement de tribus originaires d'une même Nation. Il s’agissait d’une manifestation guerrière et spirituelle donnant lieu à des échanges animés corroborés par des danses. Aujourd’hui, le Pow-wow est une réunion amicale intertribale, dans laquelle les danseurs de tous horizons se produisent autour d’une piste circulaire en plein air appelée « Cercle de danse ». Les mouvements sont dictés par le rythme des tambours et les chants rappelant les battements de cœur de la Terre-Mère.

POW-WOW À WENDAKE


En fin de semaine dernière avait lieu le Pow-wow de la communauté huronne de Wendake. Plusieurs nations autochtones s'étaient réunies pour l'événement.